07 mars 2009

A l'ombre des cerisiers en fleurs...

Je suis enfin lasse de l'hiver,  il me tarde  à présent de voir arriver le printemps...J'attends ses papillons virvoltants, ses champs de coquelicots, son insolente verdure, ses amoureux au coin des rues...  Pour patienter je joue de mes dix doigts que j'essaye habiles, pour reproduire ou plutôt adapter ces petits  bouquets qui fleurissent à la racine des chevelures de celles qui portent le nom de Geisha...

I'm finally  fed up with the winter, and i cant wait to see the spring coming...I'm waiting for its butterflies, its poppies fields, its insolent greenery, and its lovers around the corners. To wait i like to play with my fingers that i try skilful, to reproduce or more exactly to adapt those little bouquet  flowering at the hair roots of those ladies known under the name of Geisha.

Les Kanzashi sont des ornements capillaires traditionels apparus après l'abandon du style "taregami" (voir dessin) pour des coiffures plus élaborés inspirées des courtisanes et des acteurs de Kabuki. Ils connurent leur appogé sous l'ère d'Edo (1603-1867).

Kansahi  are traditional hair ornaments that appeared after the drop of "teregami" hairstyle (see the pic below) for more elaborated hairstyles inspired by courtesane and Kabuki actors. They were very popular during the Edo era.

coiffure

(Image from MSN-Encarta)

Les Hana-Kanzashi, littéralement ornements capillaires floraux sont ceux qui m'intéresse. Ils sont principalement portés par des Maiko, apprenties Geisha, et répondent à un ordre très précis établi selon un calendrier, ainsi à chaque mois correspond sa fleur de prédilection.

Hana-Kanzashi are floral hair ornaments and those catching my attention. Principally wore by Maiko, studdent Geisha, and obey a very presice order based on a calender, so each month has a particular flower.

maiko

geisha1_gion

Très sensible à la culture traditionnelle nippone, j'ai tout de même voulu moderniser l'accessoire (dans la mesure de ce que j'ai réussi à faire) et me suis inspirée des Top hats de cocktails et d'un en particulier que j'avais vu dans une boutique lors de ma brève escapade à Toulouse. Je n'ai pas de tutorial pour cette pièce, mais il n'a pas été très difficile à réalisé. Le sisal vient du Mozambique car ma mère s'y trouve actuellement et qu'elle adore collectionner les matières. J'ai aussi utiliser du fil à broder, du fil élastique, une machine à coudre et un fer à repasser.

Very conserned  by the traditional nipon culture, i had the desire to medernize the accessory, so i found my inspiration in some hat shop i saw in Toulouse keeping in mind i wanted more a fascinator than a real hana kanzashi.nI hava no tutorial for that piece, but it wasnt so difficult to make. The sisal come from Mozambic as my mom lives there for now.

Photo_017Photo_007

Je n'ai pas choisi la couleur mais fait avec ce que j'avais, j'espère recevoir du sisal rouge, blanc et noir...Quoi qu'il en soit j'ai le sentiment que les japonais ont su saisir l'essence de la féminité. Plus que dans les seins, selon moi c'est dans la chevelure et autour du pied que s'articulent la symbolique de la femme. Voici deux traits que l'on pourrait rattacher à de nombreuses cultures. En effet, à la fin la seconde guerre mondiale on tondait bien les femmes pour les "punir", en leur retirant ce qui faisait d'elles des femmes et presque des êtres humains. Dans les cultures musulmanes, les cheveux des femmes sont couverts, gardés jalousement dans un écrin de tissu pour le seul regard de leur homme, mais il s'agit d'exemples parmis tant d'autres... Concernant les pieds on ne pourrait qu'évoquer les pieds bandés des concubines, ou se souvenir du premier film érotique occidental qui m'était en scène une jeune femme tournoyant sur elle même, dont la jupe découvrait timidement le haut de sa cheville...Ces deux points mériteraiet sans doute un billet particulier, mais il amorcera très bien ma seconde partie.

I didnt chose the color just dealed with what i had. Anyway, i really feel like the japanese caught the feminine essence wich is the hair and the feet. That symbolism could be easily found in other cultures like arabian, chinese or even occidental and yes it'd worth a very special article but that would enough for my second part.

Pour parfaire ma tenue japonisante il me faudrait une paire de "pokkuri", chaussures plate-forme rendant la démarche incertaine, utilisée encore une fois par les Maiko. Ou bien des "takageta", chaussures à l'architecture innatendue que l'on sort les jours de pluie. Et bien evidemment une paire de "tabi", petites chaussettes à boutons qui séparent le gros orteils des autres...Mais comment  les acommoder à notre mode de vie?

To complete my outfit  i'd need a pair of "pokkuri", platform shoes making your walk uncertain, used once again by maiko. Or maybe "takageta", shoes with an unexpected architecture that you wear for rainny days. And of course a pair of "tabi" those lil button socks that separate the big toe from the others...How make them fit with our modern life?

pokkuri2

Pokkuri

takageta

Takageta

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Tabi

Heureusement il existe des créateurs de chaussures qui font des merveilles, je pense à Irregular Choice qui propose un large choix de souliers oh combien originaux:

Fortuntly some shoes creator make wonders, i'm thinkin about Irregular Choice that offers a hudge choice of amazing shoes:

Irregular Choice's Sock O' Clock

Irregular Choice's Dance the night away

Vue chez Lily Satine qui évoquait des chaussures de Geisha

Posté par eloisesunshine à 15:41 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
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Commentaires sur A l'ombre des cerisiers en fleurs...

    Partie japonaise impressionnante. Bravo! Quelles sont tes sources?

    Posté par JLouisC, 07 mars 2009 à 15:51 | | Répondre
  • Merci d'être passé! Mes sources viennent de mes connaissances personelles glânées au près de Mme Shiba responsable boudhiste de mon père, sinon pour les dates, le livre de Didier du Castel, "le crépuscule des geisha" est vraiment pas mal!

    Posté par Eloïse Sunshine, 07 mars 2009 à 16:12 | | Répondre
  • Très intéressant, merci !

    Posté par JLouisC, 08 mars 2009 à 04:19 | | Répondre
  • J'ai beaucoup aimé ton article! J'ai lu mal de livres sur la périodes des geisha et je suis d'accord avec toi pour dire que cette culture japonaise a bien compris "l'essence féminine".
    J'aime beaucoup les chaussures de Irregular Choice que tu nous as présenté!

    Posté par fée-tish, 08 mars 2009 à 08:14 | | Répondre
  • Cet article m'a enchanté: je souhaitais rédiger un article sur les kanzashi, je n'ai pas encore réussi à en venir à bout tant le sujet est vaste alors j'aime beaucoup ta manière de les évoquer - et ta création, à mi chemin entre l'art traditionnel japonais et nos années folles est une parfaite réussite, incroyable ce que l'on peut imaginer quand on a l'esprit ouvert à d'autres cultures.

    Concernant les pieds, je me souvient d'un passage d'un livre (peut-être "Vent d'est, vent d'ouest"), où l'héroïne, qui a les pieds bandés, doit les déplier à la demande de son mari, qui est opposé à cette coutume. Alors elle souffre le martyre... Jamais je ne pourrais oublier ça! Quant aux chaussures que tu présentes, elles sont plus belles les unes que les autres, la dernière paire en particulier....

    Bises et merci pour cette article passionnant (et instructif!)

    Posté par Sarah-Lou, 08 mars 2009 à 09:56 | | Répondre
  • Oh oui, chez Irregular Choice il y a les Prom Princess dont je suis folle!

    Savais-tu que les étranges formes des chaussures des geisha trouvaient justement leur origine dans les pieds bandés des chinoises? La démarche rendue incertaine s'inspirait en fait du pas "d'hirondelle volante" des chinoises aux pieds bandés, très envié des japonaises...

    Posté par LilySatine, 08 mars 2009 à 14:05 | | Répondre
  • Passionnant!! J'avais lu ce roman sur les geishas (je ne me souviens plus du titre)et j'ai adoré les descriptions sur le façonnage des coiffures (différentes selon les apprenties ou geishas confirmées) le maquillage...
    Ta version est adorable!!

    Posté par MarianneN, 08 mars 2009 à 16:02 | | Répondre
  • Eh bien je suis contente que cet article vous ai enchanté!
    @Sarah-Lou:Merci du compliment! Et j'ai aussi hâte de lire ton article, tes billets sont toujours très emprunt de poésie! Concernat les livres, j'en avais trouvé un ur internet qui m'avait l'air pas mal du tout, mais impossible de remettre la main dessus...
    @ Lily Satine: Tu as d'excellents gouts pour les souliers, je rêverai que ma bourse puisse m'offrir l'embarra du choix! Oui en effet, les chaussures de Geisha sont inspiré des pieds des chinoises...D'ailleur, nombre de traits culturels au Japon sont directement inspirés de tradition de l'empire du milieu. Mais les japonais ont énormement de mal à le reconnaître, le style "taregami" est d'ailleurs inspiré des chinoises, ainsi que le deuxième et la quatrième image. Pour revenir sur les chaussures, mon père m'avait offert une maginifique paire de Takageta, mais elles n'ont pas survécu à mon cambriolage il y a de ça deux ans...
    En tous cas il est certain que l'adage "il faut souffrir pour être belle" a été maintes fois vérifié. La souffrance et la jouissance sont décidemment étroitement lié. Je pense que tu ravirais la blogosphère en publiant un billet sur le fétichisme du pied, je te devine très calée en la matière!

    Posté par Eloïse Sunshine, 09 mars 2009 à 12:54 | | Répondre
  • Merci pour cet article !

    Je suis aussi une grande amoureuse des chaussures et sans doute un peu fétichiste du pied...

    Posté par Miss Sunalee, 09 mars 2009 à 13:56 | | Répondre
  • A quand un article sur le thème alors? Bienvenue à toi aussi Miss Sunalee!

    Posté par Eloïse Sunshine, 09 mars 2009 à 14:13 | | Répondre
  • Merci !
    Bientôt sans doute... il faut que je fasse des photos...

    Posté par Miss Sunalee, 09 mars 2009 à 14:47 | | Répondre
  • Trés joli billet et fort interessant !!!
    Ces Geisha sont vraiment toutes sublimes *_* et ton accessoire de cheveux est fort réussis !
    J' aime beaucoup aussi la culture Japonaise (entre autre pour les jardins, bondage, tattoos ...).
    Ha et je craque pour les dernière Irregular Choice, ho la la, des vrais petits bonbons !!!

    Posté par Anna Bogen, 10 mars 2009 à 00:10 | | Répondre
  • je découvre ton blog à la suite du commentaire laisser sur le mien (cela m'a fait plaisir ).
    et bien quelle découverte, je me réserve un bout d'après midi rien que siroter mon litre de thé en découvrant ton blog.
    le dernier article est intéressant. merci.
    j'espère à bientôt.
    nb/ tu es ravisante. tes tenues sont très jolies aussi.

    Posté par lady bovary, 11 mars 2009 à 11:10 | | Répondre
  • Les coiffures des Geisha sont bien délicates et difficiles à réaliser. Mais quelle torture ! Quant à la tienne elle est bien jolie.^-^
    Pour apporter une touche nippone à tes petits petons, il suffit d'adopter comme moi des soques de paille ou de bois en guise de chaussons. Pour l'été hein, parce sinon glagla !^-^

    kisu

    Posté par Scheharazade, 11 mars 2009 à 15:10 | | Répondre
  • @ Anna B: Merci, en échos à ton billet de l'autre jour, je pense faire un article très léger assez prochainement! Comme toi je partage l'amour des tatouages japonais, les Yakusa particulièrement, en revanche les techinques de bondage m'horrifient assez...Ces liens comme des toiles d'araignée qui se resserent me mettent assez mal à l'aise...
    @ Laby B: Je suis ravie que mon univers te plaises, et honorée que tu désires t'y attarder, or comme il est assez récent, tu devrais vite en faire le tour ^^.
    @ Shéharazade: Merci ^^, oui quelle torture. Dans une autre mesure mon beau-frère me tresse souvent, des tresses craniennes c'est un autre genre de suplice. Oui, les socques me paraissent être une très bonne idée!

    Posté par Eloïse Sunshine, 11 mars 2009 à 18:02 | | Répondre
  • Hello! Oh oui, un article intéressant en effet!!! Et les dernières petites chaussures sont des merveilles!

    Gros bisous!!!

    Posté par Mademoiselle M., 11 mars 2009 à 18:54 | | Répondre
  • Je suis tombée ici par hasard et j'avoue avoir beaucoup apprécié ton billet ! Ta version moderne du kanzashi est tout bonnement superbe. Juste un petit point : dans la culture nippone (et probablement dans d'autres) s'il y a bien un point érotique, c'est la nuque. Le col du kimono la souligne et chez les geisha, elle est peinte et très apparente. Chez nous, des effluves de parfum aux creux du coup, quel érotisme !
    Tu évoquais les pieds, malheureusement les hommes ont su aussi faire souffrir les femmes pour en sublimer leur image. Tu as montré des Okobo et noté les pieds bandés en Chine, on peut aussi penser à nos talons en occident.
    Un ensemble de kimono de Geisha est d'ailleurs comparable à nos anciennes robes où les femmes était parquées dans leur corset (les Geisha sont parquées dans leur obi).
    Les deux vêtements offrent une mobilité réduite, que ce soit au corps ou aux pieds. Couvertes de tissus précieux, les plus belles choses ne doivent pas pouvoir aller trop loin pour rester près des hommes (étrangement, c'est souvent les courtisanes qui ont bénéficié de ce genre de traitement, la femme ordinaire moins -bien qu'une Geisha ne soit pas une courtisane, elle est gardienne des arts-).

    Posté par Mélanie, 16 septembre 2011 à 03:50 | | Répondre
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