Coconut Grove

14 septembre 2009

Saloon

Dans les westerns ou même dans tous les films et séries américaines dont l'action se situe aux XIX ème siècle, je guette toujours les filles des saloons. Mon attrait pour ces jeunes femmes de mauvaise vie date de mon plus jeune âge et ce au grand desepoir de mon père, qui jugeait mon affection pour les franfreluches, plumes, dentelles et autres falbalas comme déviante, assez peu étonnant me direz vous compte tenu du fait qu'il est pasteur Baptiste.

In Western or any american serie or movie taking place at the XIX century, i'm always looking for "saloon girls". My interest for those bad lives's ladies goes as far as can remember, and being a child in love with lace, feathers and other stuff like that made me a potential deviant to my Baptist pastor father.

Quoi qu'il en soit, voici une petite selection d'articles qui me font de l'oeil, et qui me donnent envie de grimper sur un cheval en criant "HEE HA"...(ou presque)

Anyway, here's my selection of products i'd like to get, and which make me in the mood to jump on a horse and yellin' "hee ha"...(well almost).

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Voici l'affiche pour la collection Bocage de cet hiver que je trouve particulièrement réussie

Here's the Bocage add for this winter, isnt it beautiful?

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Et la paire de chaussure que je convoite tant, visible sur l'affiche ci-dessus

And the pair of shoes i'm dying to get, visible above on the add

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Quelque chose avec quoi jouer dans ma salle de bain, c'est un sèche cheveux

Something to play with in bathroom, it's a japanese (what else) hair dryer

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Un baume à lèvre Cow Girl/A lcow girl ip balm at Blue Q

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Et une trousse à maquillage pour le ranger, disponible chez Totally Funk

And a make up purse to put it in, available at Totally Funk

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24 juin 2009

Des fleurs et des femmes

Le week-end dernier fût pour moi une véritable explotion des sens, je me suis rendue toute guillerette à l'exposition exceptionnelle d'Alfons Mucha père fondateur de l'Art Nouveau...Vous n'imaginez pas pas joie quand j'ai su que pour une fois ce n'étais pas à Paris que ça se passait, mais bel et bien au Musée Fabre de Montpellier. J'en ai encore le coeur tout en ébullition tant cette rétrospective m'a enchanté.

Last week end for me was an explotion of senses, i went to the Alfons Mucha's exhibit in Montpellier holly father of the Art Nouveau Style. You vant imagine my happines when i found that for once it wasnt in Paris but in Montpellier that we had the chance to see it. My heart still goes "boom boom" as that retrospective enchanted me.

L'orée de cette exposition laisse entrevoir un véritable dédale dans lequel on a envie de se jetter à pieds joints, sur le mur une photo de sa muse, Sarah Bernhardt actrice, et à côté d'elle lui. Sur ce même mur, une brève biographie pour nous mettre dans l'ambiance...Je ne parlerais pas de sa biographie en bon et du forme, ni de ses oeuvres de façon chronologique, simplement de mes impressions, de mes pensées, de mes émotions...

The little entrance of the exhibit kinda looks like a maze in which you wanna jump, on that first wall, apicture of his muse, Sarah Bernhardt, an actress, and next to her, him. On that same wall a short biography to put us in the mood...

Alfons Mucha n'aurait pas du être peintre, du moins c'est ce qu'on lui aurait soufflé, certain qu'il se réaliserait par le prolongement des ses pinceaux, crayons et autres fusains il percevera dans cette voie. Cantonné au départ à ce que certains artistes jugeait de "vulguères litographies" Mucha y voit là sa force, son ampleur et son emprise sur les gens "De l'art partout et pour tous". Il se fait néanmoins un nom en créant l'affiche de Gismonda, pièce dans laquelle la belle Sarah est la vedette:

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Au détour des murs du musée je découvre ses litographies, leur gigantisme, leur beauté, leur détails. J'appréhande ces peintures un peu comme ces floraisons accélérées que l'on peut parfois voir sur les chaînes télévisées traintant de nature. Je me perd dans ces ambiances à la nature luxuriante, je rêve d'être croquée moi aussi ensevelie au milieu des fleurs et des feuilles, la chevelure alambiquée en apesanteur dans les airs ou ondulant dans une eau immaginaire, encadrée dans un écrin enluminé, tout en mosaïque, en arabesque et en symétrie. J'admire la façon que l'artiste a de remplir la moidre parcelle de "blanc", comme s'il présentait une obsession à combler le vide (malheureusement les images que j'ai trouvé sur le net rendent peu justice à cette impression à laquelle je fais allusion).

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La dernière image me fait beaucoup pensé aux jeunes femmes que l'on voit dans les manga, non?

J'ai aussi vu de très belles gravures au fusain, nottament un tableau de sa fille au fusain rouge mais dont les yeux sont dessinés en verts comme s'il avait réussi à percer tous les secrets qu'elle pouvait contenir dans ce qu'on appelle joliment les miroirs de l'âme. De découvertes en dévcouvertes, je suis tombée sur une face beaucoup plus sombre de l'artiste, où d'étranges visages se tapissent au plus noir de la nuit, dans les recoins de ses toiles certains personnages, si  trop vite vues peuvent être oubliés ou alors pris de simples ombres. C'est dans la série intitulée L'Epopée Slave qu'on y trouve les plus vilaines mines, et des scènes à vous glacez les sangs. La série consacrée au Pater Noster m'a complètement bouleversé: il reprend en plusieurs tableaux les points culminants de la plus célèbre prière chrétienne. Et les personnages dépeints, souvent baignés dans la lumière céleste sont réchauffés par les rayons bienveillants du tout puissant, qui chez lui prend les traits d'une femme.

Je conseille vivement à toutes et à tous qui sont de le coin d'aller faire un petit tour par le Musée Fabre! Vous ne serez vraiment pas déçus! Je suis tombée amoureuse des bijoux dessinés par Mucha, un peigne magnifique en améthyste, nacre et écaille de tortue tronâit dans une vitrine, je l'aurai volontiers dérobé ou même donner une de mes gambettes pour l'avaoir, mais aussi jolie fusse t-elle, elle n'aurait surement pas eu assez de valeur! Les concepteurs de l'exposition on même pensé à recréer la devanture de la bijouterie imaginée par Mucha tout en noir et blanc, et tapisser à l'un des murs, c'était comme faire partie d'un vieux journal. J'ai pu admirer du mobilier magnifique et même baver devant un sublime paravant:

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Quant au reste, il ne laisse pas du tout indéférant: entre les échantillons sonores d'une des pièces de théatre jouée par Sarah B. dans laquelle elle parle d'amour avec une voix plaintive, roulant les "r" à la mnière des Titis Parisien, je fermais les yeux et étais transportée devant la scène. Et aussi les archives vidéo de l'exposition universelle de Paris avec pour la première fois la Tour Eiffel et ses passants...Pardonnez moi d'en parler si mal et de ne vous livrer qu'un tissu de mots un peu décousus, l'exposition vaut surement mieux que tout ce que j'ai pu en dire là! Allez y!

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03 juin 2009

Real Ladies wear hats !

Mallarmé disait ceci: "Un chapeau compose à lui seul un visage", à ce propos je m'entends tout à fait avec lui. J'ai passé une grande partie de mon enfance/adolescence aux côtés de ma grand-mère qui ne concevait pas l'idée de sortir tête nue, aussi je garde d'elle une image très élégante, soignée, avec un port de tête irréprochable, et ce en partie dû à ses chapeaux.

Mallarmé said this: " A hat  consists in itself a face", in this point i totally agree with him. I spent a big part of my child and teenagehood with my grand-ma, who coumdnt even imagine to go out headbare, from her i keep that very chic image, with an impeccable bearing thanks to her hats i guess.

Depuis des temps très reculés les femmes ont arboré des couvre-chefs, qu'on les appelle coiffes ou chapeaux, du moyen-âge et ses tressoirs frontaux en passant par les extravagances du XIIIème siècle, ils ont toujours été là. Les guerres seraient-elles alors à l'origine de leur déclin? Certainenement pas! L'entre deux guerres est marqué par l'apparition du chapeau cloche qu'on enfonce jusqu'aux sourcils, et les nouvelles techniques de production à la chaîne rendent possible l'achat de plusieurs chapeaux puisque les coûts en sont diminués.

Since ever wowen wore hats, and the wars arent  responsible of his fall. Between the wars the cloche hat came up and become way cheaper thanks to the industrialisation. So every women could have more than one.

cloche 

Quant à la seconde guerre mondiale et ses restrictions, celle-ci pousse les modistes à se surpasser! Aussi y aura-t-il les fameux bibi en papier journal de Gérard Albouy en 1941:

The WW2 and its restriction brings the hatter to more inventivity. Then there will be the famous news paper hats by Gerard Albouy in 1941:

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Ou bien encore les "turbans bicyclette" de Paulette en 1942: selon la légende invitée un soir à dîner et ne s'achant que mettre, Paulette attrapa une étoffe, l'enroula autour de sa tête et l'accrocha avec 3 épingles dorées. Succès  immédiat. Elle  lança vite ce modèle dans sa boutique. Durant cette période d'occupation, il vient à point nommé pour les élégantes cyclistes dont les chapeaux s'envolent au moindre coup de vent. Ce dernier est pratique, et permet aussi de dissimuler le manque de mis-en-plis. ( Pour en savoir plus sur les accessoires de mode sous l'occupation rendez-vous ici )

Or also "bike turbans" by Paulette in 1942, very popular cause practical and cheap, or actually easily reproductable at home.

Après des siècles et des siècles ce sont finalement les années 60 qui ont fortement affaibli le chapeau. En effet c'est l'époque du gonflé, du crêpé, et autre pièces montées capillaires réalisés à grand renfort de lacque.

The 60's helped the end of the hat, even if the hippy style of the 70's and androgyn style of the 80's made it die.

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Les années 70 encouragent les cheveux dans le vent, la mode assez mixte des années 80 signe son arrêt de mort...

Le chapeau, à mis chemin entre le vêtement et l'accessoire de mode était jadis indispensable, où est donc passé ce charme la? En se désinteressant du couvre-chef, on a poussé de très beaux métiers dans l'oublis: plumassiers, fleuristes chargés de créer les fleurs en tissus, et quelquues autres encore...

Il y a d'innombrables raisons de porter un chapeau ou un ornement capillaire au quotidien, nous pouvons en ennoncer les plus évidentes: il permet de donner sa touche final à une tenue, donne un côté distingué, encourage un bon port de tête, donne de la prestance et peut même donner de l'assurance. Le plus difficile au début est surement d'oser. Sans compter que de nos jours il est assez rare de trouver des boutiques où les chapeaux de modistes sont proposés à des prix raisonnables, je pense nottament au collection d'André Poujade que j'adore, mais malheureusement chaque fois que je passe devant la vitrine c'est un vrai crève coeur...En ce qui concerne les autres points de vente, dans les grands magasins entre autre, il y a relativement peu de personnes pour nous aider à trouver le chapeau parfait. Mais si le coeur vous en dit vraiment il ne faut pas vous arrêter à ce genre d'obstacles, et au contraire faire renaître ces petits bouts de jardins qui poussent sur la tête lorsqu'il s'agit de bibis fleuris ou bien tout simplement redonner une touche de glamour dans vos vies.

Voici une petite sélection de chapeaux qui me parlent un assez joli langage et dont les prix restent à mon avis tout à fait raisonables:

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Accessorize, 32 livres.

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Debenhams, 45 livres

Voici maintenant de très jolis bibis tous réalisés à la main d'inspiration rétro, n'hésitez pas faire un tour chez Sakura Designs:

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Entre 50 et 60 livres

Le petit chapeau rouge que j'ai commandé chez Kiss Curl ce trouve pour aller avec spécialement avec ces souliers ci!

Pour celles d'entres vous qui êtes plus créatives, je vous propose cette petite caverne d' Ali Baba qui comblera, je l'espère vous rêves de chapellière tocquée les plus fou! Je compte bien faire l'acquisition de ce livre ci:

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Rivzi Millinery propose une collection de chapeaux vraiment divins, Yasmin la créatrice, a été nommée modiste de l'année 2008-2009, aussi vous imaginez bien que les prix vont de paire avec le titre honorifique, je n'ai que les yeux pour rêver et partager avec vous ces photos d'inspirations rétro non moins divines!

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Juste pour un ordre de prix, le chapeau ci dessus présent sur la dernière photo coûte 190 livres, soldé...

Pour finir, quelques jolies photos de ma rétro-girl favorite: Dita Von Teese!

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Sa chambre et sa collection de chapeaux:

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La dernière bonne raison d'être chapeautée c'est aussi d'avoir de jolies boîtes!

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A venir un tutoriel pour confectionner un mini béret...

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28 mai 2009

The Black Garbo

Il y a quelques temps de cela, je vous parlais du mythe de la mûlatresse tragique érigé par la société bien pensante blanche américaine et rendu visible aux yeux de tous grâce à cette chose merveilleuse que l'on appelle cinéma. Celle dont je vais vous parler à présent est la pionnière en terme d' "all black movies", c'est à dire films dans lesquels on ne voit que des "gens de couleurs". Destiné au départ à la communauté afro-américaine, les productions mettant en scène des acteurs noirs passionnent les foules, on y dépeind ces derniers en prenant bien soin de répondre aux attentes et d'entrenir tous les stéréotypes possibles et immaginables pour conforter le public Blanc dans l'importance de ne jamais franchir la "boarder line" .

Not long ago, i told you about the myth of the tragic mulatta, here i'll be speaking about the pionner in terms of all black movies.

Quand vous verez son joli petit minois, ses grands yeux noirs félins et vifs, sa moue boudeuse, il vous sera alors impossible de l'oublier. La première fois que je l'ai vu, j'en ai été frappée...

Nina Mae Mc Kinney

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Nina Mae Mc Kinney naît l'année 1912 en Caroline du Sud et est élevée par sa grand-mère jusqu'à ces 12 ans. Elle quitte alors le sud profond pour rejoindre ses parents vivant alors à NYC. Très vite, elle devient le gagne pain de la maison et décroche une place de chorus girl dans les rangs de Lew Leslie Black Birds.

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Agée de 17 ans à peine, elle est repérée par King Vidor et devient la  tête d'affiche d' Hallelujah, le premier "all black movie" donc, où elle crève l'écran dans son rôle de tentatrice aux moeurs peu vertueuses. C'est la première sex symbol Noire et surtout la première jeune femme "de couleur" à être reconnu comme "belle" par le tout Hollywood.

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En démarrant sa carrière, elle signe un contrat de 5 ans avec la MGM, mais son succès fait peur...Il fait aussi bien peur aux producteurs, qu'aux actrices Blanches qui doivent jouer à ces côté. A l'époque il est intolérable qu'une femme  Noire ou plutôt qu'une "negresse" puisse faire de l'ombre à la fierté de l'Amérique Blanche, à savoir ses femmes. Si bien, que dans Reckless, film datant de 1935, c'est avec l'insistance de Jean Harlow que la plupart des scènes où l'on voit Nina à ses côtés seront coupées au montage.

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Pendant ses 5 années passées à la MGM, à part des humiliations verbales et même physiques, la gloire n'est pas au rendez-vous. Nina est l'actrice qui sous la ségration a tourné dans le plus grand nombre de films. Ces derniers, et elle par la même occasion, ont totalement été rayé de l'histoire! En 1935, on la verra aussi dans Sanders of the river, un film pro impérialiste britanique dans lequel elle interprète une indigène nigérienne, Lilongo, elle y est divine:

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Elle quitte alors les Etats-Unis pour l'Europe et nottament Paris, où elle se produit dans des pièces de théâtre et autres revues, c'est d'ailleurs labàs qu'elle gagne son surnom de Black Garbo. Black Garbo, n'est-ce pas amusant? Le manque d'icône Noire américaine était tel qu'il fallait obliatoirement lui comparé ou plutôt l'opposer à contre pesant Blanc. Aussi Bee Freeman était-elle la "Jean Harlow Noire", Ethel Moses la "Mae West Sepia" ou encore Dorothy Dandridge la "Black Marilyn". Elle ne pouvait pas être considéré comme sex symbol à part entière, non. Et c'est sûre qu'avec des critères de beauté occidentalisés à l'extrème, une méritocratie pigmentaire, des traits fins et des cheveux lisses (en comparaison des cheveux crépus j'entends) comme base. On n'offrait à ces étoiles afros que la possibilité d'être de pâles copies des vedettes Blanches, notez l'ironie de cette phrase!

Quoi qu'il en soit, Nina retourna au pays en 1960, où elle mourrut 7 ans plus tard d'une crise cardiaque, dans le plus grand annonymat...

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25 mai 2009

Chinoiseries

Avec les journées qui s'allongent et les nuits qui se réchauffent j'ai des envies d'exotisme pour ma garde robe...Ma sélection commence avec un objet typiquement américain ou plutôt sino-américain oh combien véhiculé par Hollywood depuis les années 30, la fameuse "chinese take out box". Si elle existe dans des versions très rockabilly, en vinyl et très proche de la boîte d'origine, je lui préfère celle-ci, plus féminine, plus sophistiquée:

The days get longers and the nights warmer, i'm then in the mood for a little exotism in my wardrob...My selection begins with a typical american object or actually a chinese-american object that we've started to see across the atlantic since the 30's through Hollywood, i mean, the famous "Chinese take out box". If you cab find some in a very rockabillt style, in vinyl and so close from the original look, i'd rather have this one, more feminin, more sophisticated:

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En plus d'être charmant ce petit sac à main a la particularité d'avoir un miroir encastré dans l'un des battants. J'aime assez le détail sur la hanse et le contraste des matériaux: velour et soie (enfin des imitations). Ce modèle est fabriqué par Yan's, on peut l'y voir en plusieurs coloris et c'est chez  Pearl River que les prix sont les plus avantageux! Je pense sérieusement a m'offrir ce dernier pour aller avec une robe aubergine achetée pendant les soldes.

Une jolie robe serait aussi la bienvenue, mais j'ai énormément de mal à en trouver une qui réponde à mes attentes. Mais en fouillant bien sur le net, j'ai trouvé la perle rare:

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Ces jolies toilettes sont le fruit du travail de Gaik Lee, styliste malais pour la marque Somerset Bay. J'aime beaucoup la première robe au premier plan: les broderies, la soie sauvage, la façon dont les épaules sont découvertes. L'ajout d'une fourure fait très demi-saison et serait parfait pour l'été indien. La dernière ma plait également: le détail de la boutonnière assorti à la fente, la coupe est saillante, la longueur sous le genoux idéale et les couleurs tabac et brique assez peu communes. Ces photos n'entament en rien le charme de ces qi pao, bien au contraire, et nous replongent dans les années 40 de Shangai tout en nous faisant penser à  l'héroïne d' In the Mood for Love. En revanche, pour devenir heureuse propriétaire il faudra se risquer à passer commande en Malaisie, puisqu'on ne les trouve qu'exclusivement ici.

I fell on love with those perfect dresses especially the first and last one, it really makes think of the 40's Shangai style and also reminds me of the heroin of In the Mood for Love.

Et pour conclure avec ces chinoiseries, je souhaiterai partager avec vous deux jolies pin-up rencontrées au hazard de la toile:

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Ces clichés sont l'oeuvre de Chen Man, je vous invite vivement à découvrir son travail!

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21 mai 2009

By the sea

Depuis que j'ai vu le dernier film de Tim Burton, à chaque fois que je me rends en bord de mer, je ne peux m'empêcher de fredonner "By the sea". Ca tombe bien, puisque c'est le moment du film que je préfère, les couleurs y sont magnifiques, les costumes somptueux... Voici mes dernières photos de la plage, plus champêtres que marines, suivies de mon passage tant aimé!

Since i saw the latest Tim Burton's movie, each time i go to the sea side, i cant stop myself  from singing the "By the sea"  song. Well, i guess it's okay since it's from my favorite part of the film, the colors are amazing and so are the costumes...So here are my latest pictures from the beach a little bit more country like than marine, followed by my beloved scene!

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Chapeau-floppy hat: H&M/ Robe-dress: H&M/ Boléro: Mango

De tous les costumes de Mrs Lovett, j'ai un net penchant pour la robe "sucre d'orge" qu'elle porte sur la croisette, evidemment ce serait un petit peu trop "remarqué" comme tenue, à la place je me contenterais bien de cette robe-ci:

From all Mrs Lovett costumes, i had a big crush for the "candy cane" dress that she wears with the umbrella, obsviously it would be a little too much to be an every day outfit, instead i'd sure go for this one:

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Orange Candy Dress, Betty Page Clothing

Et pour finir, une robe qui mélangerait la tenue de baignade et la robe du début...

And to end, a dress that'd mix the bathing suit and the dress of the beginnig...

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Miu Miu Drape Dress

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18 mai 2009

Tumulte Noir

Tumulte (nom masculin): grand mouvement accompagné de bruit et de désordre.

Noir (adjectif et nom commun): la couleur qui est la plus obscure...

Black: the darkest color... / Uproar: great moves coming with noise and disorder.

Le Tumulte Noir est un album de 45 litographies colorées à la main, tiré en janvier 1927 pour les éditions d'Art et Succès et déssiné par Paul Colin. L'image la plus célèbre est sans doute celle de Joséphine Baker immortalisée dans sa ceinture de bananes et c'est elle qui m'a donné envie d'en savoir plus sur l'univers du music-hall, j'avais à l'époque 13 ans, et mon père m'offrait mes premières reproductions...

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Devrais-je vous parler un peu plus de l'auteur? Certainement!

Paul Colin naît à Nancy en juin 1892 dans une famille de classe moyenne, et très jeune il sait qu'il veut dessiner. A 15 ans il devient apprenti imprimeur et trois ans plus tard il entre aux Beaux Arts. En 1912, il quitte sa ville natale pour Paris, mais ses premières années à la Capitale, s'avère être infructueuses. En 1914, la première guerre mondiale éclate, c'est cette dernière qui changera sa vie. En effet en 1923 il tombe sur un ancien camarade de guerre qui travaille maintenant pour le théâtre des Champs-Elysées, théâtre qui vient tout juste d'être transformé en music-hall. Il est engagé pour déssiner l'affiche de la toute première revue: La Revue Nègre. Avec cette dernière il entre dans la lignée de ces artistes avant-gardistes qui marqueront le "gai paris".

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Le Tumulte Noir, est un de mes albums préférés, édifié en hommage au "Black Paris", époque à laquelle, le hot jazz, blues, charleston, black bottom et autres "danses sauvages" déferlaient sur la ville.  Je porte toutes ce images dans mon coeur rêveuse et envieuse d'une époque que je ne connaîtrais jamais. Je contemple ces "crayonnages" en imitant les postures et retrouve évidemment tous les pas de danse que je pratique chaque semaine dans mes cours d'afro-comtemporain et surtout de danse africaine traditionnelle. Voici mes 6 planches favorites:

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Planche 2, ici j'aime particulièrement le reflet dans le miroir...

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planche 16 représentant Dearly as Max Rolland acteur et comédien de music-hall.

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Planche 18, la reconnaissez vous? C'est Mistinguett!

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Planche 41, j'adore la cambrure de la femme, le mouvement, le contraste de la blancheur et de la noirceur...

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Planche 45, représentant Adélaïde Hall, star du music-hall.

Pour finir, même si on ne commence généralement pas par là, deux préfaces précèdent aux lithographies, l'une écrite par Rip critique de jazz, et l'autre par Joséphine Baker. La première est un délice donnant un peu plus de détails sur ce qu'était le "Black Paris" et à chaque lecture je ne peux m'empêcher de rire, je vous un peu de quoi vous mettre sous la dent, en espérant vous régaler de mots fameux un tantinet doux-amer...

"Et dès l'armistice, les Parisiens, atteints de la négropathie, commencère d'obéir à l'ukase de l'Oncle Tom. [...] Dès lors nous adoptâmes leurs coutumes, nous apprimes leurs danses, nous nous négrifiames à qui mieux mieux. [...] De la Pentecôte (d'Ivoire) à la Toussaint (Louverture), ce ne fut que danse nègres, orchestres nègres, fêtes nègres, bals nègres expositions d'art nègre. [...] Le guide Baedecker, à l'usage des étrangers qui visitent notre Capitale, fut remplacé par le guide Baker; toutes les parisiennes demandèrent à l'héliothérapie de transformer leur peau blanche en cuir bouilli. Et c'est au Canni-Bal de la Comtesse d'Iguidi qu'on s'occupa de porter à l'Académie française un poète qui parlait petit nègre: Monsieur Paul Valéry. [...]"

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14 mai 2009

Wonder Dita

Loin d'être nouveau, voici le clip vidéo de la campagne Wonderbra qui met en scène la belle Dita, dans les dessous qui portent sa signature. Vous l'avez sans doutes toutes déja vue, me concernant je le découvre ce soir, en attendant le voici juste pour le plaisir des yeux!

Far from being new this is the Wonderbra video clip campain starring Dita in the underwears signed by her. You may already have seen it, but for me it's a tonight discovery, enjoy!

Saviez vous qu'en réalité Dita est blonde?

Did you know that Dita's real hair color is blond?

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07 mai 2009

Poussière d'étoile...

Certaines ont l'art de mettre en lumière de façon remarquable les artistes du passé, je pense nottament à Lily Satine ou bien encore Theremina. J'aimerai à mon tour partager avec mes vous mes maigres connaissances concernant les Chorus Girls de l'époque laissées de côté, ayant pour seul défaut d'avoir une seule goutte de nuit noire dans la peau. Alors je secoue un peu mes vieilles malles et d'un revers de la main balaye leur couvercles plein de poussière, de poussière d'étoile et espère redonner un peu de lumière à ces vieilles âmes qui s'étaient égarées dans l'oubli.

Florence Mills - " The little Black Bird"

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Florence Mills, cadette d'un couple d'esclaves affranchis, naît le 25 janvier 1896 à Washigton DC. Dès son plus jeune âge elle montre une incroyable prédisposition pour jouer la comédie. Agée à peine de 4 ans, elle raffle tout les concours de danse et de chant locaux, ce qui lui vaut vite la peine d'être repérée par de gens du milieu. Très vite, elle se produit alors pour des particuliers de marque, et divertit des soirs durant tous les ambassadeurs, la femme de l'ambassadeur d'Angleterre lui donnera même son jonc en or dont Florence parlera avec enthousiasme jusqu'à la fin de sa vie.

En 1903, elle fait ses débuts en tant que professionnelle et prend le nom de "Baby Florence", commence alors une carrière fleurissante. Elle part pour NYC et  deviendra par la suite, en 1910, la première femme Noire en tête d'affiche pour jouer sur les planches d'un théâtre de Vaudeville! A partir de là, elle n'aura de cesse de militer (plus ou moins pacifiquement pour les droits des Noirs aux USA).

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En 1921 elle joue le rôle de sa vie dans Shuffle Along, une comédie musicale oh combien acclamée par le publique et félicitée par les critiques où elle enflamme les planches. Florence sait danser, mimer, elle chante le blues, du "hot jazz" (comprendre "jazz coquin"), des ballades, on lui donne à cette époque le nom de "Little Black Bird" car elle chante parait-il comme un petit oiseau. Malheureusement, il n'existe aucunes traces sonores, ni visuelles d'ailleurs de son travail. Si les machines d'enregistrements n'étaient guère performantes à l'époque, elle n'a jamais voulu tourner dans auncun films " je suis une fille de la scène, je joue pour et avec mon public" dira t-elle.

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Cette comédie musicale l'emporte outre-manche, elle joue à Londres et aussi à Paris où on la rebaptise " La Reine du Jazz". De retour aux USA, elle décide de renforcer sa lutte pour la progression raciale et clamme à qui veut l'entendre (et même à ceux qui ne le désirent pas) que les choses doivent changer. Elle signe et interprète alors, sa marque de fabrique, sa chanson "I'm a little black bird", lettre ouverte au désir virulent d'une égalité raciale. Au même moment, après sa découverte du Gai Paris, elle devient une des figures emblématiques du "Harlem Renaissance", son équivalent américain.

Florence Mills, avant gardiste et source d'inspiration

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C'est la première afro-américaine qui ose apparaître sur scène avec une volumineuse pérruque blonde, alors qu'elle mélange les styles et crée un genre nouveau en alliant influences africaines et américaines, elle préfigure avec 50 ans d'avance la mode afro. Cette coupe de cheveux audacieuse à souhait amusa grandement le public et fut reprise en 1932, dans le film Blonde Venus (un de mes favoris), par Marlène Dietrich:

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Malheureusement au somment de sa gloire, Florence Mills fût atteinte par une tuberculose aïgue et décéda des suites d'une opération infortune. Bien que très méconnue aujourd'hui, rappellons nous tout de même qu'elle fût la première star internationale de couleur, et qu'elle inspira les plus grands dont Duke Ellington et sa célèbre chanson Black Beauty, hommage au plus charmant des petits piafs noirs.

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02 mai 2009

Shoe-bidou-waaah!!!

Encore un message réponse, cette fois destiné à Miss Sunalee qui recherchait à tout prix des sandales pin-upesque. Comme promis sur son blog voici ma toute petite collection de chaussures d'été ultra confortables et un brin rétro...Et ma sélection très abordable!

Another response message this time to Miss Sunalee, desperatly trying to find pin-upish sandals for this summer. So as promised on her blog, here's my tiny collection of ultra  comfy shoes a lil retro...and my very afordable selection!

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La première paire date de l'année dernière, achetée à Bata pour moins de 30euros, une semelle imitation bois, trois brides, dont une qui passe entre le gros orteil et les autres.

La deuxième vient de chez Les 3 Suisses, c'est la collection actuelle, elles coûtent il me semble une cinquantaine d'euros, elles existent en bleu roy et en gris anthracite. J'aime assez le talon que je trouve originale, pour les attacher il s'agit de deux lanières se croisant sur le devant de la cheville. Elles sont en cuir brossé.

Les dernières viennent d'un petit magazin très cheap où tout est "made in China", mais pour 10 euros je suis plus que satisfaite: immitation cuir et satin pour l'extérieur, mais semelle intérieure en vrai cuir, le talon d'un block est en plastique je pense, et recouvert de liège, très confortables. Comme quoi il faut regarder partout!

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Voici ma sélection Modcloth affichée dans mon ordre de préférence, je pense très sérieusement commander les petites rouges (disponible aussi en camel). Si l'une d'entre elles vous plaisent n'hésitez pas car elles sont toutes à moins de 60 Dollars et quand on sait qu'en France le taux de change des banque est d'environ 2% ce serait dommage de se priver, non?

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